Le mouvement hip-hop comme nous le savons, a connu ses début aux Etats-Unis. Le rap est alors sorti de terre pour devenir aujourd’hui ce que nous connaissons, avec les multiples stars dont les plus connues, sont bien entendu du pays de l’oncle Sam. Dans les années 1980, le grand magicien du DJ Theodore a accidentellement inventé le scratch et le “needle drop”, poussant non seulement le rap à un nouveau niveau mais aussi l’acte physique du DJing.

En 1982, les MCs Melle Mel et Ed “Duke Bootee” Fletcher débutent une chanson. Bien qu’elle soit sortie sous le nom de Grandmaster Flash et de Furious Five, ce n’était en réalité qu’un projet passionnel entre eux deux, dans un effort pour changer à jamais le contenu lyrique, et la hiérarchie, du hip-hop. Cette chanson marquera le début de la fin des DJs partisans du hip-hop et marquera le début d’une nouvelle ère de rap plus socialement engagé, mené par les MC. La chanson s’appelait “The Message”.

Le rap

L’âge d’or se produit

Jusqu’en 1984, les rimes et les raps étaient relativement simples. La progression du son et des techniques maîtrisées par les MCs précédents a permis la naissance d’une nouvelle génération de rappeurs, communément appelée “l’ère d’or”.

C’est l’époque de New York où chaque nouveau single semblait façonner le son et la direction du rap tel que nous le connaissons ; l’art de chaque rappeur étant plus novateur que le précédent. Les principaux acteurs de cette époque sont Eric B. & Rakim, Run-DMC, A Tribe called Quest et Public Enemy. Les productions de beat sont plus denses, les raps plus rapides et la technologie d’échantillonnage monte en flèche. Cela a également coïncidé avec l’époque où les paroles sont devenues une forme plus vocale de protestation, se concentrant sur le sort de l’injustice sociale, qui a été déclenchée par Melle Mel et Duke Bootee.